23 novembre 2009
Mes voisins les Yamada / Hisaichi Ishii
Dans la famille Yamada, il y a le père, Takashi, un chef de famille sans autorité, la mère, Matsuko, obsédée par la nourriture, le fils, le cancre Noboru, la petite Nonoko, la grand-mère, Shige, une langue de vipère et aussi un chien, Pochi.
Les Yamada forment une famille japonaise typique qui a quand même une caractéristique particulière : elle est un peu loufoque. Ces historiettes, des yonkama (histoires en quatre cases), racontent le quotidien de cette famille. Tous les sujets sont abordés : les rôles de la mère au foyer, la scolarité, les relations intergénérationnelles. Ces histoires permettent de découvrir un peu les particularités japonaises.
Ces histoires sont d'abord parues dans la presse sous formes de feuilleton entre 1991 et 1993 pour celles du volume 1 et entre 1993 et 1995 pour celles du volume 2. Elles ont donc pour toile de fond la situation du pays à l'époque : la vie politique, l'éclatement de la bulle immobilière, la secte Aum, l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo.
Les dessins sont simples, minimalistes mais cela n'enlève rien au caractère, au piquant des histoires. C'est un bon manga. J'ai vraiment beaucoup aimé. La série comporte trois volumes (je n'ai pas lu le dernier volume).
Au Japon, "Mes voisins les Yamada" a d'abord été publié avant de devenir un film d'animation réalisé par Isao Takahata. En France, c'est le contraire.
Publié par Delcourt (2009)
15 juin 2009
Que c'est chouette d'avoir une telle grand-mère !
Voilà ce que pourrait dire Akihiro, le jeune héros du manga Une sacrée mamie dont le premier volume vient de paraître.
Fin des années 50, Akihiro vit à Hiroshima avec sa mère et son frère aîné. Mais à l'époque, il est difficile pour une femme d'élever seule deux enfants dont le second est très turbulent. Elle décide de le confier à sa propre mère qui vit à plus de 300 km. La séparation est brutale, le jeune Akihiro n'ayant pas été mis au courant.
Le premier jour, Akihiro tente de s'enfuir. Il ne la connaît pas cette mamie. Et puis assez vite, il la qualifie de gabai (géniale). Et c'est vrai que cette grand-mère est géniale et surtout ingénieuse. Pauvre mais ne manquant de rien grâce à toutes ses astuces (comment récupérer de la nourriture, comment ne pas payer les factures...).
La lecture de ce manga a été un bon moment. Les personnages sont très attachants. On découvre la vie dans la campagne japonaise des années 50.
Ce manga est un bel hommage d'un petit garçon devenu grand à sa mamie car cette histoire est autobiographique, c'est celle de l'auteur Yoshichi Shimada.
A noter : le second volume devrait paraître cet été.
Publié par Delcourt (2009)
13 juin 2009
Un zoo en hiver / Jirô Taniguchi
C'est toujours avec un immense plaisir que je retrouve l'univers de Jirô Taniguchi. Son dernier manga vient de paraître (le 10 juin). L'auteur nous offre cette fois un manga d'apprentissage.
Le jeune Hamaguchi Mitsuo est doué pour le dessin. Embauché chez un fabricant de textile de Kyôto, il pensait pouvoir dessiner des modèles. La réalité est différente. Mais le jeune homme n'oublie pas son rêve d'être mangaka. Une opportunité lui est, un jour, offerte de travailler à Tôkyô en tant qu'assistant d'un mangaka. Il découvre le métier, un métier exigeant mais aussi la rivalité entre assistants qui ont tous le même rêve...
Je crois qu'il n'y a plus besoin de présenter Jirô Taniguchi tant ses oeuvres sont largement publiées en France. Ce manga n'est pas différent des précédents : toujours le même coup de crayon et une histoire intéressante.
Publié par Casterman (2009)
19 octobre 2008
Gen d'Hiroshima / Keiji Nakazawa
J'ai enfin pu emprunter les 5 premiers tomes de ce manga qui en compte 10.
Dans ces 5 tomes, on suit l'histoire de Gen, un jeune garçon, d'avril 1945 à 1948.
Gen habite à Hiroshima. La famille est nombreuse : cinq enfants plus un bébé à venir. La vie n'est pas facile en ce printemps 1945. La guerre se prolonge. Les difficultés persistent. Le père est un pacifiste, ce qui lui vaut et aussi à sa famille, de se faire traiter de traitres. La famille a fort à faire avec le chef de quartier, la police. Le peuple doit s'engager pour la nation. Lorsque le fils aîné s'engage dans l'armée, son père se fache. Un autre fils a aussi quitté Hiroshima. Il est réfugié à la campagne.
Le 6 août 1945, lorsque la bombe atomique est larguée sur la ville, il y a donc cinq personnes de la famille Nakaoka : les parents et trois enfants. Une belle journée s'annonce mais en quelques secondes, c'est l'horreur. Gen et sa mère voient mourrir sous leurs yeux leurs proches. La mère met au monde son bébé, une petite fille, Tomoko. Mais elle n'a pas de lait. Il n'y a d'ailleurs rien à manger. Pour trouver du riz, Gen va traverser un paysage de désolation : ruines fumantes, cadavres éventrés, vivants avec la peau en lambeaux...
Gen, sa mère et sa petite soeur trouvent refuge chez une amie de la mère, Kyo, mais la belle-mère de Kyo va leur mener la vie impossible. Les enfants de Kyo ne supportent pas l'arrivée de ces citadins. Les habitants de la campagne ne voient pas en les habitants d'Hiroshima des victimes mais des intrus, des voleurs..., des personnes qui vont prendre une partie de leurs rations alimentaires. Le manque de solidarité est effrayant. Chassés, Gen et sa famille vont avoir du mal à trouver un logis et devront accepter l'offre de Kyo : occuper la grange en échange d'un loyer. Gen doit travailler et il trouve un emploi de garde-malade auprès d'un survivant (qu'on appelle hikabusha). Les hikabusha sont rejetés, mis à l'écart. Personne ne veut s'en occuper par peur de la contamination car, déjà, l'information selon laquelle la bombe est cause de maladies mystérieuses et mortelles circule.
Quelques semaines après le bombardement, les deux frères absents rentrent. Et les militaires américains arrivent, une arrivée précédée de rumeurs. Les Américains vont tenter de se faire aimer en distribuant des confiseries aux enfants mais des crimes sont aussi commis (viols) et certaines femmes se prostituent pour pouvoir survivre. Car la pénurie fait encore rage et le marché noir est florissant. Les Japonais doivent se battre pour leur survie, quitte à commettre des vols. Les hikabusha continuent à mourir deux ans après le bombardement. Rien n'est fait pour les soigner. Le Centre de recherche américain sur les effets de la bombe catalyse la colère de la population lorsqu'elle se rend compte que les Américains prennent les hikabusha pour des cobayes et que certains médecins japonais sont de mèche avec eux pour se faire de l'argent...
Un excellent manga (dont je ne suis pas sure de lire la suite dans la mesure où la bibliothèque municipale ne possède plus le tome 6). C'est très réaliste. Les images sont dures et on mesure alors l'étendue de l'horreur.
Dans chaque tome, il y a une explication historique qui remet l'histoire dans le contexte de l'époque. C'est très intéressant pour celui qui ne connaîtrait pas bien l'histoire du Japon.
Publié par Vertige Graphic (2003 & 2004)
Keiji Nakazawa, l'auteur de ce manga, est lui-même un hikabusha. Il a raconté son vécu dans "J'avais six ans à Hiroshima" (Le Cherche Midi - livre toujours disponible).
17 août 2008
Etre une femme au Japon
Je ne vais pas vous parler d'un essai sociologique sur la situation de la femme au Pays du Soleil Levant mais d'un manga, "Melle Oishi" de Q-Ta Minami.
Melle Oishi, Kon de son prénom (cela ne s'invente pas ! A noter que la prononciation correspond à celle de l'adjectif français au féminin), est une jeune femme de 28 ans (du moins, dans le premier tome) qui a quelques difficultés à se construire une vie amoureuse stable et tranquille. Elle adore la couture et elle va faire de sa passion son métier.
Son premier copain avec lequel nous faisons connaissance, Henmi, est, comment dirais-je, à fuir. Lorsqu'ils se rencontrent, tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils décident de vivre ensemble. Henmi demande à Kon d'arrêter de travailler. Elle ne l'écoute pas, bien lui en a pris car Henmi se retrouve bientôt au chômage et révèle alors une toute autre facette : endetté, divorcé mais il n'a pas vraiment fait le deuil de son premier mariage... Kon joue les infirmières et l'histoire se termine par un clash.
Kon fait ensuite la connaissance de l'ami d'un ami. Une belle histoire se profile jusqu'au drame. Kon va devoir faire le deuil de cette histoire et continuer à avancer dans la vie. A 32 ans, elle rencontre un homme qui gravite dans un milieu professionnel artistique. Ils commencent leur histoire lorsqu'une grossesse imprévue va les obliger à accéler les choses du côté de leur vie de couple.
C'est un manga très sympathique. C'est de la chick Lit version manga. On passe un très bon moment. La série ne compte que quatre tomes. C'est dommage car j'aurais bien aimé pouvoir suivre l'héroïne dans sa vie de couple et de mère.
Publié par Casterman (2006 & 2007)
14 juillet 2008
Au Pays du Soleil Levant
Voici mes lectures japonaises des quinze derniers jours :
Histoire de ma mère / Yasushi Inoue
Dans ce court récit, Yasushi Inoue revient sur les quinze dernières années de sa mère. Peu à peu, le présent quitte l'esprit de cette femme octogénaire. Ses enfants et ses petits-enfants assistent au développement de la sénélité, sans toujours savoir comment réagir. La vieille femme n'a plus quatre-vingt ans mais trente ans, dix ans. Elle n'est plus une grand-mère mais la mère d'un nourisson.
C'est un récit touchant, universel et actuel.
Publié par Stock (2005)
Au bout de l'éventail / Jocelyne Godard
Japon, An 1000. Yasumi, dix-huit ans et orpheline de mère, est chassée du domaine de son oncle maternel par sa tante. Elle prend alors la route de Kyoto, où réside son père qui n'a pas voulu d'elle.
Le chemin est long et semé d'embûches pour cette jeune fille cultivée. Embauchée par un médecin, elle doit lui faire face pour éviter qu'il n'abuse d'elle. En chemin, elle trouve aussi refuge dans un temple mais les brigands guettent.
Arrivée à Kyoto, elle n'est pas au bout de ses peines car c'est là que tout commence. Elle souhaite être acceptée par sa famille paternelle et réhabiliter le nom de son grand-père maternel. Rejetée par sa famille, elle trouve de l'aide auprès d'une vieille Chinoise, propriétaire d'une maison de thé. Grâce à elle, Yasumi trouvera sa place dans la cité impériale.
Courtisanes, waka (style poétique), intrigues politiques, influence chinoise... : ce roman, facile à lire, offre un condensé du Japon du XIème siècle.
Publié par Picquier (2008)
Dans ce roman, il est fait allusion à deux grandes dames du Japon de l'époque : Murasaki Shikibu et Izumi Shikibu.
Pour avoir un aperçu plus vaste de ce que pouvait être la vie de ceux qui gravitaient dans les hautes sphères de la société, je vous conseille la lecture de Journaux des dames de cour du Japon ancien. Ce livre, paru aux éditions Picquier en 1998, offre aux lecteurs les journaux de Murasaki Shikibu, Izumi Shikibu et Sarashina.
Aya, conseillère culinaire / Ishikawa Saburô
Aya est une jeune femme dynamique, tenace et qui a pour métier, celui de conseillère culinaire. En quoi cela consiste-t-il ? Aya est chargée de redresser des établissements en leur proposant son aide sur la décoration, les menus... Elle doit tout faire pour faire revenir le client. Quelquefois, elle peut être chargée de faire "couler" un concurrent.
Elle est confrontée à toute sorte de cas et parfois elle se trouve mêlée à ce qui ne relève plus de la restauration. Elle doit ainsi aider une restauratrice atteinte d'un cancer à transmettre le goût de sa cuisine alors même que le cancer à tué son sens du goût ; aider un restaurant italien à faire face à la concurrence... Pour cela, elle aider par son assistant, Ippei, qui lui a un caractère moins trempé. Un sacré mélange !
Ce manga ne se contente pas de raconter des histoires, il propose aussi des recettes de cuisine (avec photos en noir et blanc) et ce, dans chaque tome.
5 tomes (série terminée) publiés par Doki Doki (2007 & 2008)
Le Japon : des samouraïs aux mangas
Je n'ai pas encore lu ce numéro spécial de la revue "L'Histoire" (juillet-août 2008) mais il avait tout à fait sa place dans ce billet.
Dans ce numéro est offert un condensé de l'histoire nippone : la civilisation Jômon (du Xè au Ier millénaire avant notre ère), l'influence chinoise, la fermeture du pays (du XVIIè au XIXè siècle), la révolution Meiji...
29 juin 2008
In the clothes named fat / Moyoco Anno
Voilà un très bon manga qui aborde un problème de société, enfin de société occidentale et/ou développée.
C'est l'histoire de Noko. Noko est une jeune femme d'une vingtaine d'années, office lady dans une grande société japonaise. Jusque là, Noko correspond au cliché type de la Japonaise. Seulement voilà, Noko est grosse. Et en raison de son surpoids, elle subit les brimades de ses collègues "taille mannequin". Pour supporter ces brimades, Noko s'enferme dans sa bulle : elle mange, mange... Pourtant, Noko a un petit ami depuis de nombreuses années. Mais on se demande quelles raisons le poussent à rester avec elle alors qu'il la trompe... Elle décide de maigrir car elle pense que si elle correspondait à la norme de la société, elle serait plus heureuse. Et c'est le début d'un engrenage boulimie-anorexie.
Beaucoup de jeunes aimant les mangas, celui-ci devrait être donné à lire aux adolescentes. Il décrit très bien de l'intérieur la problématique des troubles du comportement alimentaire (tous sont représentés dans ce manga : hyperphagie dans la première moitié du manga, puis boulimie et anorexie dans la seconde moitié).
Publié par Kana (2006)
20 avril 2008
Au pays des cerisiers en fleurs
J'aurais pu intituler cet article "Au pays du Soleil Levant" ou bien encore "La Quinzaine japonaise". J'ai préfére faire plus poétique et saisonnier.
Cette introduction ne fait aucun doute : je vais parler de livres venant du Japon. Depuis une quinzaine de jours, j'ai lu plusieurs livres. Plongée dans mes lectures, je n'ai pas trouvé le courage de venir faire régulièrement des billets sur ce blog. Alors, pour une fois, je fais un tir groupé pour présenter mes dernières lectures. Au programme : deux romans, un récit et un manga. Il y en a pour tous les goûts ou presque, du moment que la littérature japonaise ne vous rebute pas.
Le Jour de la Gratitude au Travail de Akiko Itoyama est constitué de deux nouvelles.
La première éponyme met en scène Kyôko, 36 ans, sans emploi et célibataire. Un jour de novembre, celui de la Gratitude au Travail, elle accepte un omiai, c'est-à-dire une rencontre arrangée en vue de mariage organisée par un intermédiaire, dans son cas, une voisine. Elle fait la connaissance d'un homme à peine plus âgé qu'elle et marié... à son travail. Cela va sans dire que cette rencontre ne va pas se dérouler comme il se doit...
Dans "J'attendrai au large", il est question de l'amitié entre deux employés d'une société d'équipement ménager et sanitaire. Oikawa, la jeune femme, et Futoshi, le jeune homme, ont fait partie de la même promo universitaire. Embauchés dans l'entreprise au même moment, ils sont tous les deux envoyés dans le sud du pays. Cet isolement renforce leur amitié et même le mariage de Futoshi avec une autre employée ne va pas y mettre fin...
Un livre très court (100 pages) mais que j'ai vraiment adoré.
Ce livre a été couronné par le prix Akutagawa 2006 (c'est en quelque sorte le Goncourt japonais).
Publié par Picquier (2008)
Monstrueux / Natsuo Kirino
Même si ce roman est publié dans la collection "Thriller" du Seuil, il ne faut pas s'attendre à un roman qui vous empêchera ensuite de dormir. C'est un roman plus subtil.
Dès le début, on sait qu'il y a deux victimes, deux femmes : Yuriko et Kazue. Elles ont des points communs : être des anciennes élèves d'un prestigieux lycée de jeunes filles de Tokyo et avoir sombré dans la prostitution. On apprend assez vite qui est l'assassin.
Alors, pourquoi ce lire ce roman ? ...Pour la psychologie des personnages.
La narratrice est la soeur de Yuriko. On comprend assez vite que le milieu familial n'est pas aussi stable qu'il pourrait le laisser paraître et que les deux soeurs ne s'aiment pas, pour ne pas dire qu'elles se détestent. La haine est particulièrement manifestée par la narratrice qui dit de sa soeur "qu'elle est belle à en être monstrueuse". Le ton du roman est donné.
Ce n'est donc pas un thriller classique mais il mérite le détour .
Publié par Seuil (2008)
Totto-chan : la petite fille à la fenêtre / Tetsuko Kuroyanagi
Petite fille, Tetsuko dite Totto-chan était une petite fille particulière, très intéressée par le monde qui l'entoure. Mais cette curiosité débordante et non canalisée ne convenait pas au système scolaire traditionnel. Dès la première année d'école primaire, elle est renvoyée. Ses parents la scolarisent ensuite à l'école Tomoe, une école particulière. Pas de salle de classe classique mais des wagons désaffectés. Et au programme : balades, musique, danse... en plus de cours plus scolaires. La pédagogie, importée d'Europe par le directeur, est elle-aussi particulière. Ainsi, les jeunes élèves font les cours dans l'ordre qu'ils souhaitent. Cette école a fonctionné jusqu'en 1945, année qui a vu sa destruction lors d'un bombardement. C'était une école de la vie et du respect de la différence.
Publié par Pocket (2008)
Le Cercle du suicide est un manga de Usamaru Furuya.
Un jour de printemps, une cinquantaine de jeunes filles se suicident. Une survit : Saya. Un mois plus tard, elle se plaint à son amie d'enfance, Kyôko, d'avoir survécu. Des rumeurs se répandent sur le compte de Saya. Cette dernière est aussi de plus en plus entourée, comme si la tragédie allait se remettre en place...
Une plongée dans une certaine jeunesse japonaise : des jeunes filles attirées par la mort, des jeunes filles qui se prostituent pour avoir de l'argent de poche...
Publié par Casterman (2005)
10 février 2008
La Montagne magique / Jirô Taniguchi
Pour raconter son histoire de montagne magique, Jiro Taniguchi a choisi la forme de la BD européenne. Mais, à part cette forme différente, on retrouve l'univers et le style du mangaka.
L'histoire se déroule à Tottori, qui a déjà servi de cadre dans des mangas précédents. Le héros est un jeune garçon de 11 ans, Kenichi, qui vit chez ses grands-parents avec sa petite soeur et sa maman. Cette dernière est malade et a été hospitalisée pour un mois loin de Tottori. Kenichi est inquiet et voudrait qu'elle guérisse. Sa rencontre avec une salamandre dans le musée de la ville va peut-être lui permettre de voir son rêve devenir réalité...
C'est une bande dessinée à l'histoire simple et fantastique. Elle ravira petits et grands.
Publié par Casterman (2007)
17 décembre 2007
Le Journal de mon père / Jirô Taniguchi
A l'occasion du décès de son père, un homme revient dans sa ville natale de Tottori (ouest du Japon). Dix années qu'il n'était plus revenu et ce retour fait ressurgir son passé. Lui revient en mémoire l'image de son père dans son salon de coiffure. Il se souvient du grand incendie de 1952 et surtout de ce qui a suivi : la séparation de ses parents et le départ d'une mère qu'il ne reverra plus. Il grandit dans une famille dont il se sent exclu. Son père, sa belle-mère et sa soeur sont proches les uns des autres mais lui reste en retrait.
Dans ce manga, Jirô Tanigucho aborde les relations père-fils et le thème des racines familiales. C'est une histoire touchante. On retrouve le même style graphique que dans "Quartier lointain" ou "Le Gourmet solitaire" mais c'est un style dont on se lasse pas.
Publié par Casterman (2007)








