08 juin 2009
Dieu en prison à Katmandou / Samrat Upadhyay
Ce livre fait apparaîte une nouvelle catégorie de littérature sur mon blog : la littérature népalaise. Ce recueil de nouvelles nous amène donc au Népal.
Les thèmes des neuf nouvelles sont le couple et la relation à l'autre.
Le bon commerçant met en scène un couple dont le mari vient de perdre son travail. Très exigeant sur son prochain emploi, il essaie de faire jouer ses relations mais cela ne marche pas.
Le poète cuisinier ou la rencontre d'un poète âgé, sommité nationale, et d'un jeune poète qui se révèle être aussi un bon cuisinier. Le plus âgé manifeste une jalousie. Quant au plus jeune, il va connaître un destin tragique.
La secrétaire de Deepak Misra : un patron tombe amoureux de sa secrétaire, une histoire dans laquelle s'immisce l'ex-femme américaine du patron.
La mariée boiteuse : un couple veut marier son fils. Mais qui voudra d'un ivrogne ? La solution ? Trouver une jeune femme au physique désavantageux.
Dieu en prison à Katmandou : un jeune homme soupçonne sa femme d'infidélité.
La chambre à côté : un couple fait chambre à part mais un évènement plus grave va mettre en jeu l'honneur familial.
L'homme aux longs cheveux : un homme est subjugué par un autre homme. Cette nouvelle nous fait décourir le monde du théâtre à Katmandou.
Ce monde : il est difficile d'avoir un pied aux Etats-Unis et un au Népal. C'est ce que vit Kanti. Aux Etats-Unis, elle a rencontré un jeune Népalais. Mais de retour au pays, la différence de caste finit par les séparer. Répondant aux attentes de sa mère, Kanti accepte de faire une rencontre en vue d'un mariage arrangé.
La maison d'un grand homme : la vie d'un homme âgé et malade est bousculé par sa seconde épouse, beaucoup plus jeune et prenant beaucoup de liberté.
Ce livre est une belle incursion dans le Népal d'aujourd'hui. Les nouvelles reflètent un mélange de tradition et de modernité au sein de la société népalaise. Je trouve que ce livre est proche, dans le ton, le style, de la littérature indienne.
Samrat Upadhyay, né à Katmandou, est le premier écrivain népalais de langue anglaise à avoir été publié en Occident. "Dieu en prison à Katmandou" est son premier livre (publié en version originale en 2001), il a été récompensé par un prix américain, le "Whithing Writers' Award". Son second livre, un roman dont le titre français est "Le Maître de l'amour", a été nominé pour plusieurs prix. Et son dernier livre et second roman, "The Royal Ghosts", a gagné en 2007 le "Asian American Literary Award". Samrat Upadhyay vit aux Etats-Unis où il enseigne à l'université d'Indiana.
Un auteur à découvrir, à suivre...
Publié par Mercure de France (2003)
01 juin 2009
La Femme qui dort / Ikezawa Natsuki
D'Ikezawa Natsuki, j'ai déjà lu deux livres que j'ai aimés, voire même beaucoup aimés. Ce troisième livre ne fait que confirmer et renforcer l'avis positif que j'ai de l'oeuvre de cet auteur japonais, originaire de la grande île du nord, Hokkaido, et âgé d'une soixantaine d'années.
"La Femme qui dort" est un recueil de nouvelles. Trois nouvelles sont données à lire, à découvrir au lecteur.
La première nous amène en Amérique du Sud où un homme accusé du meurtre de sa femme se réfugie dans les montagnes auprès d'une tribu décrite comme étant une tribu fuyant tout conflit. Au coeur de cette tribu, cet homme découvre le N'kunre, une incantation servant à éliminer les désirs humains et donc les conflits.
La seconde nouvelle nous entraîne à Okinawa, île de l'archipel tropical (et pourtant japonais) des Ryû-Kyû. Une femme médecin et un homme manutentionnaire dans le même hôpital vivent dix jours de passion et puis tout s'arrête... La dernière nouvelle est celle qui donne le titre au recueil. C'est donc l'histoire d'une femme qui, à tout moment, peut basculer dans le sommeil et dans le monde des rêves. Ces rêves l'entraînent à Okinawa...
Toutes ces histoires ont en commun de débuter par des évènements tout à fait rationnels. Et puis tout à coup, on bascule dans l'irrationnel. Les deux meilleures nouvelles sont les deux dernières. On plonge dans des histoires de médium (yuta), de femmes qui deviennent des déesses, de princesse ayant connu une histoire d'amour impossible et qui revienne des siècles plus tard.
Ces histoires sont un curieux mélange de rationnel et d'irrationnel mais l'atmosphère qui s'en dégage est agréable et on n'a pas envie que les histoires prennent fin.
Tout le monde n'aime pas les recueils de nouvelles mais si vous faîtes abstraction de votre a-priori, vous pourrez découvrir de belles histoires.
Publié par Picquier (2009)
Autres livres du même auteur :
- "Des os de corail, des yeux de perles" : un recueil de nouvelles dont j'avais parlé ici.
- "La Soeur qui portait des fleurs" (Picquier, 2004) : un très bon roman, très bien écrit, qui raconte un fort amour fraternel, l'histoire d'une jeune femme qui part à Bali aider son frère emprisonné pour trafic de stupéfiants.
Autre conseil de lecture
Il s'agit d'un roman écrit par un auteur originaire d'Okinawa et dont l'action se passe sur cette île : "Histoire d'un squelette" de Matayoshi Eiki. Le roman a été publié en 2006 par Picquier. Pour en savoir plus, lire la présentation du livre sur le site de l'éditeur.
19 mai 2009
Le Goût âpre des kakis / Zoyâ Pirzâd
Le dernier livre, qui vient de paraître, de l'Iranienne Zoyâ Pirzâd est différent de son roman publié il y a moins d'un an. Différent parce qu'il s'agit cette fois d'un recueil de nouvelles (comme son premier livre traduit en français, Comme tous les après-midi) et aussi parce qu'il revient en quelque sorte à ses premiers thèmes de prédilection, c'est-à-dire que les personnages principaux sont majoritairement des femmes.
Le recueil comprend cinq nouvelles qui montrent des femmes en tant qu'épouses, mais des épouses à un moment décisif de leur vie. Les premières femmes avec lesquelles nous faisons connaissance, Leila, Mahnaz, Simine, s'apprêtent toutes à divorcer. Il leur faut préparer ce changement de vie en faisant face à la famille, en trouvant un nouvel appartement. Elles repensent aux débuts de leur histoire de couple et aux petites histoires que des couples de leur entourage ont vécu. Mais dans ces nouvelles, il est aussi question de la mort, de la naissance de jeunes couples...
Dans ces nouvelles, on retrouve le ton, le style habituels de l'auteur. Les textes sont truffés de termes persans (glossaire à la fin de l'ouvrage pour ne pas être perdu), de références à des fêtes traditionnelles (on retrouve encore la fête du Nouvel An perse, Norouz, comme dans le roman On s'y fera). Ces histoires de femmes, de couples, on pourrait les transposer ailleurs qu'en Iran. Les thématiques seraient les mêmes, bien sûr sans certaines spécificités iraniennes. Il est à noter que ces histoires ne se déroulent pas uniquement dans l'Iran d'aujourd'hui, c'est notamment le cas de la denrière nouvelle, qui donne son nom au recueil.
Publié par Zulma (2009)
08 mai 2009
A découvrir dans les rayons des bonnes librairies
Les PAL (piles à lire pour les non-initiés) ne sont jamais assez fournies. Ce billet a donc pour mission de donner quelques idées d'acquisition. Les livres présentés sont parus tout récemment en poche, à l'exception du roman japonais.
Littérature libanaise
J'ai découvert l'oeuvre de Hanan El-Cheikh au tout début des années 2000. J'ai lu tout ce qui était disponible en librairie. Il manquait juste un titre, un roman paru en 1995 et introuvable. Ce roman, "Poste restante Beyrouth" vient de paraître en poche chez Babel. Une fois cette découverte effectuée, il a fallu peu de temps pour ce que ce roman rejoigne ma PAL.
Littérature bhoutanaise
C'est une littérature peu connue et peu présente dans nos librairies et bibliothèques. Actes Sud a publié un titre en 2007. Il s'agit d'un roman de Kunzang Choden : "Le Cercle du karma". J'ai parlé de ce livre dans ce billet. Ce roman est sorti en poche en janvier dernier (ce n'est pas une parution récente mais il vaut mieux tard que jamais), toujours chez Babel.
Littérature indienne
Je vous invite à découvrir l'excellent roman de Kiran Desai, "La Perte en héritage" (lire mon billet). Il vient de paraître en poche au Livre de poche.
Littérature japonaise
Parmi les nouveautés des éditions Picquier, il y a un roman intitulé "Barococo" de Yû Nagashima. La maison d'édition permet, pour certains titres, de lire un extrait de l'ouvrage. C'est le cas pour ce roman. Pour lire cet extrait, c'est par là. Le thème de ce roman ressemblant un peu ( beaucoup ?) au thème d'un autre roman japonais, "La Brocante Nakano" , lu il y a quelques mois, il est peu probable que j'acquiers ce nouveau roman (enfin, pas tout de suite).
Littérature iranienne (mais pas seulement)
J'ai lu tous les livres dont il question ci-dessous. En cliquant sur le titre, vous aurez accès au billet correspondant. Tous sont publiés ces jours-ci par Le Livre de Poche.
Comme tous les après-midi / Zoyâ Pirzâd : c'est avec ce recueil de nouvelles que j'ai découvert cette auteur. Et depuis, j'ai lu tous ces livres et le dernier paru (évoqué ici) vient de rejoindre ma PAL.
Passeport à l'iranienne / Nahal Tajadod : une petite chronique de la vie en Iran.
Ce n'est pas un roman mais c'est un livre intéressant pour découvrir la vie des femmes dans la capitale iranienne : Les Pintades à Téhéran de Delphine Minoui. Cette dernière est journaliste et tient un blog, "Chroniques orientales", dont vous trouverez le lien dans la colonne de droite, catégorie "Il se passe des choses en Asie".
Bonne ballade en librairie et bonnes lectures !
13 avril 2009
A paraître
Dans les prochaines semaines vont être publiés des romans et recueils de nouvelles qui semblent intéressants.
Deux sont des livres d'auteurs déjà connus :
Après la pluie de Shashi Deshpande (Editions Picquier - Fin avril)
Plus d'infos sur le site de l'éditeur : ici. Vous pouvez y lire un extrait du roman.
Le Goût âpre des kakis de Zoyâ Pirzâd (Editions Zulma - 7 mai)
Plus d'infos sur le site de l'éditeur : ici.
Et les éditions Zulma publient aussi un recueil de nouvelles d'une auteur coréenne jusqu'ici inconnue, puisque c'est la première fois que ses écrits sont traduits en français :
Les Boîtes de ma femme de Eun Hee-Kyung (16 avril)
Plus d'infos sur le site de l'éditeur : ici.
28 février 2009
Au couvent des petites fleurs / Indu Sundaresan
Indu Sundaresan est l'auteur grâce à laquelle j'ai passé de bons moments de lecture. Elle est l'auteur de deux romans consacrés à Nur Jahan, livres que j'ai vraiment aimés.
Son dernier livre traduit est un recueil de nouvelles. Un recueil de nouvelles représente toujours un peu un danger : les nouvelles peuvent être de qualité inégale et gâcher alors l'impression d'ensemble ou bien elles peuvent être mal construites. Indu Sundaresan a réussi l'exercice : ses nouvelles sont intéressantes et abouties et l'ensemble forme un recueil agréable à lire.
Le couvent des petites fleurs, qui donne son titre au recueil, est l'orphelinat dans lequel Padmini a passé ses premières années avant d'être adoptée par un couple d'Américains. Devenue adulte, elle reçoit une lettre : sa mère biologique veut la voir.
Dans ce recueil, il est aussi question d'histoires de couple, le plus souvent de mariages sans amour et de dévouement de l'épouse selon la tradition. C'est ainsi qu'une toute jeune fille va devenir sati, c'est-à-dire s'immoler (ou plutôt être immolée) sur le bucher de son mari, sous le regard d'un jeune journaliste. Loin de ce village, deux femmes quittent leur mari pour vivre leur amour.
Et puis, certaines histoires révèlent des interdits et des tabous. Dans "L'Enfant non désiré", un homme doit faire face à son petit-fils que sa fille a eu hors des liens du mariage. Dans "Le Feu", un amour interreligieux est perçu comme un déshonneur, ce dernier est lavé dans le sang.
Un livre à découvrir.
Publié par Michel Lafon (2009)
Lecture complémentaire : "Sous l'oeil de Khrishna" de Sunny Singh, un roman qui aborde le thème de la sati.
30 novembre 2008
En passant par la Corée
Ce billet constitue une sorte d'interlude au milieu de billets consacrés à l'Inde.
L'Ame du vent, le livre dont il est ici question, est un recueil de deux récits.
Dans le récit qui a donné son titre au recueil, il est question d'un homme, employé de banque, et de sa femme, femme au foyer. La femme est une fugueuse récidiviste. Même la naissance de son fils ne la retient pas à la maison. Le récit s'ouvre d'ailleurs sur une énième fugue.
Tout le récit est un va-et-vient entre le passé et l'instant présent. Cela permet de mieux faire connaissance avec ce couple. Le récit remonte jusqu'à leur mariage et on a l'impression d'un couple qui s'est marié sans amour, par convenance (rendez-vous compte que la femme s'est mariée à 28 ans, bien au-delà de la limite admise pour le mariage). Et on ressent une sorte de mal-être chez la jeune femme, ce qui la pousse sans doute à la fugue. Fuir le quotidien et une vie triste et monotone, voilà son but.
Dans La Soirée, c'est encore un personnage féminin qui a le premier rôle. Elle est mariée et mère de deux enfants. Un soir, elle est invitée avec son mari à un dîner organisé par des relations professionnelles de son mari, universitaire. Au cours de cette soirée, elle sera confrontée à d'autres femmes à la vie différente de la sienne, elle qui fut écrivain.
C'est le troisième livre de Oh Junh-Hi que je lis. Ce sont toujours des récits du quotidien, assez descriptifs, des récits qui parlent aussi des relations humaines.
Oh Jung-Hi est née en 1947. C'est l'auteur coréen le plus traduit dans le monde.
Publié par Picquier (1995)
Autres titres du même auteur, toujours aux éditions Picquier : "Le Chant du pélerin", "La Pierre tombale"
25 octobre 2008
Escales nippones
Il y a une semaine, je regardais un reportage sur le Japon, plus précisément sur le thé. Et j'ai été traversée par une vague de nostalgie. Je n'ai jamais eu la chance d'y aller (peut-être un jour, qui sait ?) mais j'ai appris un peu la langue (je commence à tout oublier). J'ai eu envie de retrouver l'atmosphère nippone. Alors, il me fallait un peu de littérature japonaise et reposante.
Comme je suis un peu fatiguée en ce moment, je vais présenter deux livres dans un même billet. Chaque présentation est un peu courte mais je peux vous dire que j'ai beaucoup apprécié ces deux lectures.
La Brocante Nakano de Hiromi Kawakami (Picquier - 2007)
Ce roman raconte le quotidien d'une boutique de Tokyo. Il s'agit d'une brocante et on peut imaginer un véritable bric-à-brac. Elle est tenue par Haruo Nakano, un homme à la vie privée un peu compliquée. Il est marié (c'est sa troisième femme) mais a aussi une maîtresse qui travaille dans le même secteur que lui. La boutique a deux employés : un jeune homme, Takeo, et une jeune femme, Hitomi (la narratrice). Takeo apparaît un peu effacé. Son travail consiste à aller récupérer chez les particuliers les objets dont ils ne veulent plus. Hitomi apparaît plus énergique. Une autre femme est aussi très présente. Il s'agit de la soeur de Mr Nakano, Masayo. Elle aussi connaît une vie privée mouvementée. La vie privée de chacun des personnages est bien présente dans l'histoire. Sans oublier bien sûr la vie de la boutique, les histoires de clients, d'objets...
Je suis déjà venue ici de Koike Mariko (Picquier - 2008)
Il s'agit d'un recueil de nouvelles paru cette rentrée. Toutes les nouvelles tournent autour des relations hommes-femmes. Ce sont surtout ces dernières qui constituent les personnages principaux. Elles racontent leurs histoires intimes. Elles sont (souvent) maîtresses d'hommes mariés et par conséquent absents, vivent (parfois) une relation avec un homme plus âgé ou plus jeune... Dans tous les cas, ces femmes sont très loin du schéma traditionnel de la femme mariée, avec enfants et attendant patiemment son mari.
14 octobre 2008
Des os de corail, des yeux de perle / Ikezawa Natsuki
Allez, un changement d'atmosphère après les dernières lectures. Voici un recueil de nouvelles d'un auteur japonais.
Des os de corail, des yeux de perle : Le narrateur est un mort. Il parle à sa femme, d'elle, de lui, d'eux. Il est mort de maladie et sa femme, beaucoup plus jeune, va respecter ses dernières volontés concernant le devenir de ses cendres. C'est beau, poétique, émouvant. Un récit qui permet aussi d'appréhender les coutumes japonaises concernant la mort.
Espérance : Ce texte est une longue lettre, celle d'une jeune femme à son frère, marin. Elle l'informe que sa femme, Tomoko, est partie, emportant avec elle leur jeune fils. Elle a quitté la demeure de ses beaux-parents située sur une petite île perdue au large du Japon. Au fil de la lettre, on en apprend plus sur Tomoko, une jeune citadine diplômée qui, par amour, a accepté de s'installer sur cette petite île perdue.
Voyage vers le nord : Ce dernier récit est différent des deux autres. La planète a été frappée par un cataclysme nucléaire. Un an après, un homme sort de l'abri où il s'était réfugié en Arizona et entreprend un voyage vers le nord, vers le Canada.
Trois beaux récits. Un recueil à lire.
Du même auteur, je conseille aussi ce roman que j'avais beaucoup aimé : La Soeur qui portait des fleurs.
Publié par Picquier (2004)
01 octobre 2008
La Plaine de Caïn / Spôjmaï Zariâb
Spôjmaï Zariâb, novelliste afghane, a écrit les nouvelles qui composent ce recueil dans les années 80 lorsque son pays était occupé par l'armée soviétique. A cette époque, elle vivait là-bas (elle vit en exil en France depuis 1991) et certaines des nouvelles y ont été publiées. Avec ces informations lues dans la préface, je m'attendais à lire un recueil du même acabit que Perdus dans la fuite d'Assef Soltanzadeh.
Mais Spôjmaï Zariâb a écrit des nouvelles très différentes. Certaines histoires m'ont parue impersonnelles dans le sens où elles pourraient se dérouler dans n'importe quel pays en guerre. Certaines dévoilent derrière la métaphore la réalité de l'Aghanistan des années 80. Ainsi, "Les Signatures" décrivent la tyrannie bureaucratique et "Les Bottes du délire", l'invasion soviétique. La nouvelle la plus émouvante est "Le Caftan noir". Elle diffère des autres parce que les personnages ont un prénom, cela les rend en quelque sorte plus proches. C'est une histoire très triste (violence paternelle, conjugale ; deuil) mais toutes les nouvelles de ce recueil dévoilent une grande tristesse, une solitude. Elles sont très dures, beaucoup plus que les nouvelles composant le recueil Dessine-moi un coq, ce recueil abordait pourtant des sujets graves.
Publié par les éditions de l'Aube (poche) (2001)
En mars 2001, Le Courrier de l'Unesco a publié une interview de l'auteur : "Spôjmaï Zariâb, la littérature contre le cauchemar afghan".


